House of lies : Miroir des pratiques en entreprise

“Devenez indispensable aux yeux du client, et faites en sorte qu’il ne puisse plus se passer de vos services”. C’est à peu près ce que Marty Kaan nous répète sans arrêt pendant les 1ers épisodes de House of lies, une série sur les méthodes douteuses d’une boîte de consultants en finance/management. Dans la vraie vie aussi, des boîtes pensent comme lui. Comme Jill Nelson, de Ruby receptionists. Et ça devient des success stories!

Affiche House of lies

J’ai découvert cette société de call-center le 7 mars dernier, lors de La Journée de la Femme Digitale (après-midi de conférences, tables rondes et keynotes sur le thème de l’innovation et le digital dans l’entrepreneuriat au féminin). Jill, la fondatrice, a fait une intervention très remarquée, à l’américaine. Elle explique notamment comment elle a su positionner son entreprise sur un marché un peu morose, en se posant la bonne question : “Comment devenir indispensable aux yeux du client?”. C’est là que j’ai cru entendre Marty, notre consultant bien aimé. La comparaison s’arrête là, parce que lui, c’est quand même un requin perfide et avide. Elle, elle a l’air tellement tout sucre. Sa prestation, c’était juste une séance de 10 minutes de happiness therapy! C’est d’ailleurs le positionnement qu’elle a décidé d’afficher, pour rendre ses clients accrocs… Transmettre, véhiculer, partager la joie au sein de son équipe, auprès des clients, partout autour pour qui en veut! Et ça marche !

Ce que j'aime / Ce que je n'aime pas sur House of lies

Mon avis sur House of lies

Cette success story et l’ambition à la Kaan m’ont motivé pour repenser ma propre stratégie d’approche clients. J’ai donc décidé de mettre leurs conseils en application, et j’ai repositionné mon activité dans ce sens. Je ne vais pas vous dévoiler les secrets de mon futur succès. Mais si c’est concluant, on pourra dire que cette conférence aura marqué et changé ma vie! Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que j’en suis sortie toute requinquée.

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La belle gueule du moment dans House of lies.
La stratégie Happy de Ruby receptionists.

Devious maids : Miroir des femmes multiculturelles

Devious maids a le même papa que Desperate Housewives : Marc Cherry. La comparaison est inévitable. Alors, petite soeur ou soeur jumelle? L’univers multiculturel (les femmes latinos) est indéniablement le critère différenciant entre ces 2 séries. Discrimant? Non, #amha.

Affiche promo officielle - Devious maids - Murder

Lynette, Susan, Bree, Gabrielle. On aimait bien suivre les péripéties de ces copines. De nos copines. Au fil du temps, on s’accrochait parce qu’elles avaient toujours cette réplique qui tue, ce geste qui frappe (au sens propre comme au figuré), ce mot qui fait réfléchir. On aurait voulu que ça continue, rien que pour ça. Mais on commençait aussi par se lasser des intrigues rocambolesques, dans ce petit monde que l’on commençait à connaître sur le bout des doigts.
L’idée de Devious maids n’est donc pas si mal. On reprend ce qu’on aimait bien dans la série de référence, et on change d’univers. ça, c’est le rafraîchissement à la Cherry. C’est finalement peut être ce qu’on attendait. Cette fois-ci, on est à Beverly Hills. On retrouve de nouveaux personnages (des femmes de ménage latinos issues de milieux défavorisés), finalement un peu les mêmes : Elles ont l’air fragile, on les sous-estime ; Mais ce sont des femmes à tempérament, qui nous réservent des surprises.

Ce que j'aime, ce que j'aime moins dans Devious maids, la nouvelle série de Marc Cherry - Blog perso de Freelalatiana, rédacteur - Séries TV et société

J’aime / J’aime pas dans Devious maids

Cette histoire évolue donc dans un monde plus coloré, c’est multi-cibles. Gros coup marketing? On met tout de même en scène la 1ère minorité ethnique des Etats-Unis… Certain(e)s reprocheront les aspects grossiers de cette approche multiculturelle, et ses stéréotypes (provoquant une polémique contre Eva Longoria. Cf. lien en fin d’article). Selon moi :

  • L’aspect multiculturel n’est qu’un prétexte de départ. Il servira aussi à pimenter les répliques et les situations. Mais…
  • C’est d’abord et avant tout une histoire de femmes, qui affrontent la vie, avec ses douceurs et ses rudesses.

Bref, Devious maids, ça reste un divertissement, qui s’intègre dans les réalités de toute mère, épouse, fille, amie… D’autres n’aimeront pas, parce que c’est un faux Desperate, sans l’humour, la finesse ou la complexité. Pour moi, c’est une vraie petite soeur, qui ressemble beaucoup à la grande, mais qui a sa personnalité, exotique. Je vais continuer à suivre les aventures de ces femmes (pas vraiment) comme nous autres. Même si jusqu’ici, elles sont encore un peu timides (les répliques de Bree Van De Kamp me manquent). Mais je pense (j’espère!) que le showrunner (et son bataillon de scénaristes latinos) n’a pas dit son dernier mot!

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Voir la belle gueule dans Devious maids.
Un article “neutre” sur la polémique autour des stéréotypes de la série Devious maids (en anglais).

Nurse Jackie: Miroir de nos cerveaux fatigués.

Affiche miss Nurse Jackie Edie Falco

Nurse Jackie, la miss à double facette.

Dans l’univers médical de la série Nurse Jackie, il y a le personnage de Gloria Akalitus. Ancienne infirmière, devenue administratrice, cette dame d’un certain âge se retrouve à manager l’équipe des urgences. Au risque d’en perdre la tête. Elle va utiliser des post-its, pour aider sa mémoire. Mais elle ne sait pas que c’est un piège.

Dans la saison 5, Gloria Akalitus retrouve ses responsabilités d’administratrice. Elle semble ne plus retrouver ses marques, et apparait très vite débordée. Toute l’équipe l’a d’ailleurs remarqué, sans oser en parler. Par peur peut-être du mot qui peut en terrifier plus d’un. Alzheimer. Dans un épisode, en entrant dans le bureau de Gloria, Jackie voit les murs, la table, placardés de post-its. C’est vrai que ce produit a été créé pour être un aide-mémoire. Moi-même, j’en utilise. Que ce soit la version papier, ou électronique. Sur mon PC ou mon smartphone. Merci Google Keep 😀

Ce que j'aime / Ce que je n'aime pas à propos de Nurse Jackie

Mon avis sur Nurse Jackie.

J’ai découvert récemment que tous ces gadgets étaient des pièges pour notre cerveau. C’était dans un article, dont je ne retrouve plus la source, sorry. Le scientifique qui témoignait, conseille de se méfier de ces aide-mémoires. A trop vouloir les utiliser, notre cerveau a tendance à se reposer sur eux. En tant que muscle, il a pourtant besoin de sport… Euh non, je viens de lire que le cerveau n’est pas un muscle (je fais des recherches en même temps que j’écris cet article). En fait, ce sont les connexions entre nos neurones qu’il faut stimuler, en faisant par exemple travailler sa mémoire. Ce qui veut dire se passer si possible de nos petites étiquettes jaunes, vertes, bleues…

Depuis la lecture de cet article, j’essaie de faire quelques exercices. N’empêche, difficile de ne pas se passer de ces pilules… euh papier de couleur…
Et vous? Vous faites appel aux gadgets, ou vous vous passez de ces innovations?

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Plus d’articles sur Nurse Jackie :
Lire la réplique cinglante de Jackie à Cooper.
Voir la belle gueule dans Nurse Jackie.

En savoir plus sur la mémoire, dans un article du Journal du Net.